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  • Françoise GOBLED

Les jeunes au front, les vieux aux oubliettes


« Recherche désespérément la citation de Loi Grand Age dans le catalogue de promesses déroulé par notre très jeune Premier Ministre le 31 janvier 2024 devant le parlement. »

 

Combien de temps encore faudra-t-il affirmer avec vigueur que veiller au « bien-être du grand âge pour tous » prend indiscutablement sa pleine place au cœur de notre pacte social ?

 

Constats, alertes, rapports étouffés sous l’épaisse moquette gouvernementale depuis 2019.

Le rapport sur les Etats Généraux des Maltraitances en 2023 risque de suivre le même état congelé.

 

Où sont passés l’étude et le financement d’un 5° Risque ? Solidarité nationale ? Champ libre à toutes les assurances privées ? Quel reste à charge personnel ?

 

Petit frémissement d’espoir avec l’engagement de l’ancienne Première Ministre Elisabeth Borne, le 22 novembre 2023, d’initier des travaux et débats parlementaires sur une Loi de programmation Grand Age pour la faire aboutir fin 2024, engagement repris par Aurore Bergé.

Mais douche froide de déception avec l’annonce immédiate de la Ministre aux multiples casquettes-Santé-Travail-Solidarités- Catherine Vautrin, que l’article 34 de notre Constitution ne retient pas la notion de loi de programmation pour le secteur médico-social.

Décision définitive de ce motif en attente de l’avis du Conseil Constitutionnel.

 

Et par le jeu incessant de chaises musicales des ministres de la Santé et des Solidarités et de l’Autonomie, la pédale frein s’alourdit sur toute réflexion politique publique urgente revue en profondeur, pilotée dans la durée, financée à la hauteur des enjeux, face aux crises majeures traversées par le champ sanitaire et celui du médico-social relayé à l’arrière-plan.

 

Comment interpréter l’absence de nomination de Ministres délégués et Secrétaires d’Etat un mois après le remaniement ministériel ? Priorité aux troubles petits jeux politiques internes ? Regrettable jachère actuelle de nouveaux travaux parlementaires. Démocratie en berne.

 

Et que penser de la pseudo politique actuelle de prévention des vulnérabilités et des précarités, pourtant indissociable d’un bien vieillir ?


Quelques exemples : l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) qui bascule sur le RSA moins avantageux et ne rentrant pas dans le calcul de la retraite, réforme des retraites pénalisant les plus vulnérables, diminution des critères de pénibilité au travail, durcissement des conditions de chômage, détricotage de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) instaurant un pourcentage inférieur requis pour les logements sociaux, manque de places dans les hébergements d’urgence, etc.

 

Image Agevillage réalisée avec IA - Midjourney

Aucun silence n’est digne de telles situations.

On anesthésié la citoyenneté de nos aînés.

Transformons les fauteuils roulants en tracteurs.

« Réarmons » sans cesse nos voix pour défendre un bien vieillir respectueux pour tous.

  

Françoise Gobled, vice-présidente de la FNAPAEF

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