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Les boomers, terme branché des fossoyeurs du budget ?

  • Françoise GOBLED, présidente de la FNAPAEF
  • 25 sept. 2025
  • 2 min de lecture

Communiqué de presse du 24 septembre 2025


« Les plus jeunes devront payer la dette pendant toute leur vie pour le confort de certains politiques et pour le confort des boomers qui considèrent que tout va bien »

 

Penser les dérives des finances publiques comme une guerre de générations, c’est euthanasier l’intelligence sociale et solidaire.

Le poids des dépenses de retraite ne relève pas du confort des boomers mais de l’allongement de la vie et de l’arrivée à la retraite de la génération nombreuse des boomers.

Jamais ne sont évoqués les coûts exponentiels des dépenses liées à la perte d’autonomie sur lesquelles tous les politiques font l’impasse reniant sans cesse leurs engagements dans ce domaine.


Non, les boomers ne se sont pas gavés depuis 50 ans. Ils ont contribué à la croissance industrielle, à l’essor de nouvelles technologies, aux avancées sociales, sans oublier de cotiser pour la génération des retraités qui les précédaient.

Les boomers représentent une génération charnière qui porte le vieillissement heureusement prolongé de leurs parents et soutient leurs enfants dont l’entrée dans la vie active est plus tardive.


Rappelons quand même l’année de la fin des sacro-saintes « Glorieuses », en 1973, suivies de plusieurs crises économiques et financières avec son lot de fermeture, de délocalisation d’entreprises et son corollaire de taux de chômage croissant, les 4 semaines de congés payés et les 40 heures hebdomadaires de travail jusqu’en 1982, abaissées à 39 heures jusqu’en 2000.


Les retraités, tous des nantis ?

Les retraites des femmes, hachées par les congés maternité et arrêts de travail pour élever les enfants, amputant leur promotion, limitées souvent par des emplois à temps partiels subis, aux salaires sous-payés par rapport aux hommes.

10,8% des retraités vivent sous le seuil de la pauvreté d’après un rapport des Petits Frères des Pauvres.

Le montant moyen des retraites s’élève à 1160 € net pour une personne seule et à 1680 € net pour un couple.


Et si certains boomers plus aisés ont pu se constituer un patrimoine au long de leur carrière professionnelle, on les taxe vite de riches épargnants égoïstes. Serait-ce donc si rare et incongru de les voir apporter une aide financière à leurs parents vieillissants modestes, à leurs enfants, voire leurs petits enfants ?

Ils se projettent eux-mêmes dans les dépenses futures liées à leur avancée en âge, et une potentielle perte d’autonomie.


Au sein d’associations de bénévoles, les boomers apportent une contribution multiforme à la société, suppléant l’action des services publics, déchargeant ainsi l’état du poids du coût.


Non, le boomer n’est pas une espèce humaine à part nageant dans un eldorado de confort et de moyens au dépend des actifs.


Oui, le boomer a travaillé, cotisé, paye des impôts et reste consommateur.

Oui le boomer a fait des enfants, les a éduqués, leur a transmis des valeurs et portés vers le monde de l’engagement professionnel.

Oui le boomer garde un rôle actif dans la société.

Oui le boomer a droit à la solidarité intergénérationnelle garantissant un accompagnement digne à l’arrivée de ses vulnérabilités liées à l’âge.

Oui, le boomer défend une justice fiscale dans l’effort national face à la dette.

 

Les boomers ne réclament que leur juste place dans la société.

 

Françoise Gobled, présidente de la FNAPAEF




 
 
 

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