Communiqué du 14 Septembre 2020

 

Ignorés, balayés les constats alarmants des effets du confinement de nos aînés vulnérables lors de la première vague de Covid-19 ?

 

Christian ESTROSI, Maire de Nice, frappé d’amnésie et de tout pouvoir en infligeant de nouveau la suspension de toutes visites dans les EHPAD municipaux ?

 

Les familles restent douloureusement touchées par les nombreuses semaines de confinement imposées en EHPAD en mars et n’oublieront jamais cette distance délétère présentielle plongeant leurs parents dans des souffrances physiques et psychologiques irréversibles et morbides.

Le Covid a tué, l’isolement lui a emboîté le pas. De nombreux rapports le prouvent.

 

Le Comité Consultatif National d’Ethique, dans son rapport du 30 mars demandé par le ministre Olivier VERAN, stipulait bien que le risque affectif de l’isolement s’ajoutait au risque épidémique et que le respect de la dignité humaine, qui inclut aussi le droit au maintien social, est un repère qui doit guider toute décision prise dans ce contexte.

 

Le Professeur DELFRAISSY, à la tête du Conseil Scientifique, se dit hostile à des mesures coercitives et reconnaît en toute humilité, que contrairement au confinement décidé en Mars, il faut savoir concilier sanitaire et humain dans le respect de nos aînés.

 

Le Premier Ministre, dans les médias, affirme que la population à risque doit décider d’elle-même de se protéger.

Les Agences Régionales de Santé, dans leurs préconisations, demandent aux directions d’EHPAD de prendre en compte l’avis des Conseils de Vie Sociale pour trouver les meilleures (ou moins mauvaises) solutions de fonctionnement dans cette pandémie.

 

Le protocole du Ministère parle bien de renforcement des missions de prévention et de protection en EHPAD et non de confinement.

 

La leçon gravissime de tout confinement, même partiel, devrait être d’avoir permis une série de mesures d’anticipation face à un rebond inévitable de cas positifs.

Des secteurs dédiés et une meilleure formation des personnels au Covid, des conventions avec les services hospitaliers, des campagnes de tests réguliers, des équipements de protection en grand nombre, une application stricte des gestes barrière ne conduiront plus à l’interdiction de visites en EHPAD.

 

Les personnes âgées, même les plus vulnérables, restent des citoyens à part entière avec, pour la plupart, leur lucidité d’appréciation et de discernement dans la qualité de leur accompagnement. Leur participation à toutes décisions les concernant est essentielle et vitale.

 

Les familles et les intervenants extérieurs, personnes responsables et éclairées, n’accepteront plus de rester à la porte et de subir passivement le délitement des liens familiaux et sociaux, derniers aiguillons de vie de nos aînés.

Leurs voix doivent impérativement contribuer à l’analyse « bénéfice-risque » dans la dignité des leurs.

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