Réaction à la lettre du Président de la République aux français

      -  Monsieur le Président,
 

Une lecture attentive de la lettre aux français nous laisse perplexes et très inquiets.

Elle semble construite comme un questionnaire de satisfaction ou les questions sous tendraient les réponses que vous semblez avoir déjà pratiquement décidées.

La fiscalité y est posée de façon tronquée. L’impôt payés par les entreprises ainsi que l’ISF sont éliminés du débat. Les crédits accordés aux entreprises ne feront l’objet d’une évaluation que dans de nombreux mois.

Vous citez les hôpitaux dans les services publics indispensables à la cohésion sociale. Mais rien sur les EHPAD dont la situation est dramatique. Les mesurettes décidées rapportées au nombre d’établissements n’ont pas eu de véritable impact tant la situation est dégradée.

La France n’est pas un pays comme les autres”, en effet, puisque les ratios d’encadrement en EHPAD  y sont les plus faibles des pays du nord de l’Europe laissant les plus fragiles d’entre nous dans une situation d’indignité inacceptable, ce que le rapport du député Ibora  (LREM) a parfaitement établi. 
 

Les retraités et personnes âgées ne semblent pas, une fois de plus, une priorité.

Pouvons-nous croire dans le contexte que la concertation Grand Age actuellement engagée puisse aboutir, en 2019, sur une grande réforme? Lors des vœux, elle n’a même pas été citée dans les réformes annoncées ce qui laisse penser que les initiatives de démocratie participative, à laquelle invite cette lettre, n’ont pas de cohérence entre elles et n’ont, in fine, qu’un objectif d’apaisement de la colère sociale.

Pouvons-nous espérer une inflexion sur les retraites ? Comment les retraités peuvent ils faire face au paiement des frais d’hébergement en EHPAD ?

Pouvons-nous croire à l’amélioration des services hospitaliers dont on dit que des mesures sont déjà en vigueur pour les améliorer et qu’au quotidien nous sommes témoins du contraire ?
 

Concernant les collectivités territoriales, la décentralisation ne peut pas s’améliorer tant que les couts des dépenses transférées doivent être absorbés par le budget limité par le pacte de stabilité imposé par l’Etat. Les départements sont contraints de limiter les crédits sociaux (APA par exemple)
 

Nous participons aux concertations mais en doutant fortement de la suite qui sera donnée.

 

Nous attendons que ce grand débat ajouté aux concertations déjà en cours ne se résume pas à une opération de communication.

 

Pour la FNAPAEF: la présidente. C Brialix

 

[ Photo d'illustration Ludovic MARIN / AFP ]

 

 

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