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les anciens et leurs proches parlent aux candidats présidentiels et aux parlementaires

Webconference du 1° avril 2022 

 INTRODUCTION : Présentation du programme -   Claudette Brialix : présidente de la FNAPAEF 

 

La campagne électorale pour l’élection du Président de la République se déroule dans un climat particulier. Après la crise sanitaire déclenchée par la COVID 19, la crise internationale provoquée par la guerre en Ukraine ajoute à l’inquiétude et aux incertitudes de l’avenir. L’effet sur notre économie et notre vie quotidienne se font déjà ressentir.

Mais tout ceci ne doit pas occulter la dégradation de l’accompagnement du vieillissement depuis 20 ans.

Les présidents de la République qui se sont succédé depuis 1995 ont multiplié les promesses pour y répondre. Ils ont engagé de multiples concertations débouchant sur des rapports tous enterrés. Tous les engagements ont buté sur leur financement.
 

La loi grand âge que le président Macron a promis à plusieurs reprises a été à nouveau abandonnée. Il estimait qu’elle ne serait pas comprise par les jeunes eux-mêmes en difficultés. Convertie en projet de loi intergénération, elle a été abandonnée faute de financement. Le Président souhaitait aussi la conditionner à la réforme des retraites.

Nous avons le sentiment d’avoir été trahis par les présidents successifs. Nous ne supportons plus la communication masquant la gravité de la situation, vantant les mesurettes prises. Les rattrapages de salaire justifiés mais tardifs n’ont pas permis de stabiliser la crise des recrutements.

L’émotion opportuniste manifestée autour de l’affaire d’ORPEA nous a aussi choqués. Tout le monde savait.

Peut-on considérer qu’une personne âgée soit traitée comme un produit industriel inerte et sans âme !! Peut-on admettre que les groupes privés faisant commerce de l’or gris menacent parce qu’ils se considèrent comme des fleurons économiques français !!
 

Politiquement la vieillesse n’est pas porteuse dans notre société du jeunisme. D’ailleurs le vocable « vieux » est considéré comme péjoratif.
 

Economiquement ne compte dans notre société que ce qui est classé actif donc productif de richesses. Le vieux est ressenti comme une charge.

Peu importe lorsque sa santé le lui permet qu’il ait assuré de nombreuses activités bénévoles dans les domaines du caritatif, de la culture, du sport, de l’accompagnement de l’enfance etc...
 

Peu importe qu’il ait accompagné en qualité d’aidant ses parents ou son conjoint frappés par la maladie et la perte d’autonomie.
 

Peu importe que seule une partie d’entre eux sera concernée par la perte d’autonomie.

Peu importe que leur accompagnement soit générateur d’emplois et de services.
 

Notre société doit regarder en face son vieillissement. Les vieux représentent aujourd’hui un quart de la population.

C’est pourquoi aujourd’hui, nous interpellons les candidats à la Présidence de la République.

La crise sanitaire et le drame généré en EHPAD, le scandale ORPEA, la crise de l’hôpital, les déserts médicaux ne les ont pas conduits à placer dans les priorités ces questions graves, inacceptables dans un pays en capacité d’y répondre.

Nous allons donc développer les différentes thématiques liées au vieillissement dans le but d’informer, de sensibiliser et d’interpeller.

Nous procèderons à la même démarche lors de la campagne pour les élections législative.