LA FNAPAEF S'INSURGE..

                                                      

 

Nos aînés fragilisés en EHPAD encore longtemps en «cage» ?

Les familles au rang de troupeau d’ inconscients sauvages.
Le confinement fait sournoisement ses douloureux ravages,

Le principe de protection contre le virus comme seul adage.

 

 

Ah, si EHPAD pouvait se décliner en « Etablissements Humains Pour un Accompagnement dans la Dignité » !

Mais jugez plutôt :

Le 11 mars 2020, en plein cœur de l’épidémie, le Ministre de la Santé annonce brutalement l’interdiction de toutes visites extérieures en EHPAD (familles, bénévoles, paramédicaux libéraux).

 

« Mise sous cloche » à effet immédiat. Aucune anticipation, aucune concertation avec tous les acteurs de terrain concernés ( Directeurs, personnels soignants, résidents, familles) et les organismes de tutelle. 

 

A chaque EHPAD de s’organiser, de trouver des effectifs humains supplémentaires (à former, à budgéter), d’appréhender une évolution indispensable dans la prise en charge des résidents face à ce vide soudain affectif, stimulant et aidant des familles, aggravé par l’absence de l’animation et de l’écoute des bénévoles et face aussi à l’absence de kinés dans la lutte contre la perte d’autonomie.

A chaque résident de subir ce douloureux état d’isolement familial, social, de risque de perte de mobilité et ce nouvel ordre de marche de l’établissement, décidés pour eux mais sans eux, au nom de leur protection.

A chaque famille de bien vouloir essayer de comprendre le bien-fondé sanitaire de cette rupture violente du cordon ombilical familial.

 

Les familles sont restées à la porte, le COVID-19 meurtrier s’est sournoisement invité à l’intérieur avec ses souffrances parfois sous-médicalisées, les dépressions; les lâchers prises à la vie y ont également élu domicile en seule réponse de certains résidents à cette rupture de liens présentiels affectifs essentiels au sens de la vie  et au confinement broyeur de la liberté d’aller et venir et de sortir.

Des visites exceptionnelles des familles parfois autorisées en cas de syndrome de glissement avancé, mais trop tard pour revenir en arrière, ou seulement 1 ou 2 jours avant le décès, sont vécues comme des drames, voire des révoltes, gravés pour longtemps dans les mémoires.

 

Le COVID tue. Le confinement tue mais le gouvernement avait visiblement « oublié » de l’anticiper  par sa gestion obscure de crise masquant la pénurie d’équipements, de protections et de tests .

 

Bien sûr, il n’est pas question d’oublier de rendre hommage à ces directions d’EHPAD et à tous ces personnels qui rivalisent d’humanité, de créativité et d’engagement pour adoucir ce confinement, mais pas question non plus d’oublier de se révolter devant ces EHPAD où règne une solide omerta cachant une gestion de crise déplorable aux conséquences désastreuses sur les résidents.

 

Le 19 avril 2020, le Ministre de la Santé, bien que maintenant le confinement en EHPAD pour une durée indéterminée, a annoncé le retour d’un droit de visite (très encadré), à partir du lendemain, tout aussi brutalement que son annonce d’interdiction, sans aucune concertation préalable avec les établissements.

 

 De ce fait, souvent bricolées à la hâte, dans des lieux parfois tristes ou dénommés « parloirs »,  avec sécurité renforcée au travers de vitres, de plexiglass, de portes fermées ou à peine entrouvertes, de grillages, sur rendez-vous, de 30 minutes, à la cadence très espacée, ces visites doivent évoluer de toute urgence pour retrouver, en concertation avec résidents et familles, intimité et chaleur humaine malgré les gestes barrière.

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