Conseil consultatif accessibilité du 23 mai 2019 : Contribution FNAPAEF

 

L’accessibilité doit prendre en compte la situation des personnes âgées qui, n’étant pas encore en situation de handicap, rencontrent des difficultés grandissantes lorsqu’elles empruntent le train.
 

Les initiatives en cours pour améliorer les conditions d’accès des voyageurs sont évidemment à considérer.

Il y a bien sur l’aide aux voyageurs pour les départs des personnes chargées de bagages.

De nombreux voyageurs qui ne sont pas familiarisés avec l’informatique se heurtent à de vraies difficultés pour acheter leurs billets lorsqu’ aucun guichet n’est à proximité et que personne ne peut leur venir en aide lorsqu’ils sont désorientés devant un automate.
La fermeture de gares et de guichets est lourde de conséquences pour eux. Lorsque les gares existent, le personnel est plus que rare lors des départs matinaux ou les retours tardifs.

Je signale aussi le problème des salles donnant sur les guichets (celles ou patientent les files d’attentes). En raison de la réduction croissante de guichets ouverts les attentes sont de plus en plus longues dans des conditions inadmissibles. Pour exemple gare de Valence Ville (Drome) ( ou sont obligés de se rendre les voyageurs Ardéchois car il n’y a plus de train et donc de gares  de voyageurs en 07 ! )  Mardi 14 mai il y avait 21 personnes dans la queue et seulement 2 guichets ouverts , l’attente était de 58 minutes debout, sans aucun appui car il n’y a plus aucun banc ou chaise. Les personnes âgées et les personnes handicapées peuvent-ils tenir dans ces conditions indignes ?

Si les utilisateurs des TGV sont relativement considérés, il n’en est pas de même pour ceux qui ne peuvent les utiliser faute de desserte sur leur territoire.

Mais lorsqu’on est un grand voyageur (titulaire de la carte), l’utilisation est fréquente à toute heure sans bagage ou avec seulement un sac ou une valise cabine.

Je suis « grande voyageuse » sur la ligne Paris Toulouse habitant Châteauroux. 

Je fais maintenant partie de ceux qui rencontrent les premières difficultés pour marcher en particulier monter et descendre les marches. Monter dans un wagon Intercités ou l’accès est haut et très vertical devient difficile surtout avec un petit bagage. Le décalage entre le quai et la rame fait craindre de glisser entre les deux. La compassion d’autres voyageurs vient en aide mais j’ai été témoin de chutes même quand les personnes ont reçu une aide. Ouvrir les portes difficilement maniables lorsque vous êtes seul à descendre lors d’un retour tardif est aussi une source d’inquiétude.

Les rames de cette ligne étant vieillissantes il est fréquent que les sièges soient en mauvais état (y compris en 1ère classe). Vous pouvez avoir un dossier bougeant en fonction des secousses du train parce que le système de réglage est défectueux.

Ceci est certainement identique dans de nombreuses autres lignes Intercités. Sans compter les complications liées aux suppressions horaires de trains .

Les difficultés liées aux fréquents retards ajoutent la crainte d’être bousculé par des voyageurs se précipitant soucieux de rattraper leur retard.
La commission accessibilité s’attache à préparer l’avenir. Mais l’urgence est actuelle si on ne veut pas contraindre les personnes âgées à ne plus voyager seules. Il y va de leur autonomie.

 

 

 

 

 

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